Le menuisier utilise du bois à l’état naturel mais aussi, à l’époque moderne, des matériaux dérivés du bois qui permettent de recycler des déchets de bois.
On peut le classer les bois naturels en quatre catégories.
– Les bois durs : le chêne, le châtaignier, le hêtre, l’orme, le frêne et l’acacia.
– Les bois blancs : le peuplier, l’aulne, le bouleau, le tilleul, le platane, le charme, l’érable, etc.
– Les bois résineux : le pin, le sapin, le cèdre, le pitchpin, le mélèze, etc.
– Les bois précieux : l’acajou, le buis, le campèche, le citronnier, le cornouiller, l’ébène, le gaïac, le noyer, le sorbier, le thuya, etc.
D’une manière générale, tous les bois peuvent être employés en menuiserie, suivant la nature du travail à exécuter. Ils doivent être secs, réguliers et dénués de nœuds qui contrarieraient un travail de précision. La qualité d’un bois, en plus de l’espèce, dépend aussi du climat, du sol, des conditions de pente dans lesquelles il a poussé, la période à laquelle on l’a coupé et la façon dont on l’a séché et débité.
Menuiserie, ce mot est lié aux techniques mises en œuvre pour construire des ouvrages de petites tailles, menues donc. Rien à voir avec l’ébénisterie, par la destination de ceux-ci car la menuiserie fait partie intégrante de l’architecture. Elle est même pour les portes, par exemple, une « architecture » à part entière. Ce qui en fait un sujet passionnant car ces menuiseries, portes mais aussi fenêtres, volets et autres contrevent ou persiennes, sont les témoins d’une évolution esthétique et technique à travers les siècles dont on parle peu.
Le terme « menuisier » provient du latin minutiare (rendre menu). Car, contrairement au charpentier qui travaille les grosses pièces de bois, le menuisier n’œuvre que sur des petites pièces (mobilier, volets, panneaux, parquets…). Il est aussi appelé « charpentier de petite cognée ».


